Les plaques de plâtre de type Placo : est-ce onéreux ?

Publié le 21/03/2019

Les plaques de plâtre préformées entre deux couches de carton ont été introduites en France à la fin de la Seconde Guerre mondiale. On les nomme habituellement ainsi puisque c’est à l’initiative de la société Placoplatre qu’elles se sont très vite popularisées. Dans le métier, on les nommera souvent BA13, comme plaques à Bords Arrondis de 13 mm d’épaisseur. Les plaques sont disponibles dans d’autres épaisseurs que celle-ci pour des cas spécifiques. Leur mise en œuvre est très aisée à l’aide de rails sur lesquels elles sont vissées. Le travail de finition se borne à faire disparaître les jointures à l’aide de bandes et d’enduit.

Elles existent en de multiples dimensions, la plus courante étant de loin la plaque de 2,50 m * 1,2 m. Celle dimension présente plusieurs avantages :

  • Elle correspond à la hauteur sous plafond habituelle des constructions actuelles.
  • Deux fois plus longue que large, elle est facile à utiliser en combinaison dans les deux orientations.
  • Elle est facile à transporter et à manipuler par une seule personne.

On utilise classiquement les plaques de placo pour tout ce qui est surface intérieure à part les planchers. Dans ce dernier cas, la résistance du matériau est tout à fait insuffisante pour résister à la norme minimale admise de 150 kg/m². Des versions spécifiques existent qui sont résistantes au feu, à l’humidité.

Le succès de leur utilisation a donné lieu à une nouvelle spécialisation dans le second œuvre du bâtiment, la profession de plaquiste. Ce professionnel est très souvent également peintre en bâtiment, mais ce n’est pas obligatoire.

Une cloison intérieure facile à créer

Le principe d’une cloison intérieure est très simple avec les plaques de plâtre et des profilés métalliques. Un rail au plafond, et un au sol, sont complétés par des montants verticaux judicieusement espacés. Ces rails permettent d’intégrer un bloc-porte. Les plaques sont vissées d’un côté. On profite de l’espacement dû aux profilés pour glisser les conduites électriques et autres. On peut également ajouter un matériau d’isolation thermique ou phonique. La seconde face est refermée à l’aide de plaques également vissées et il n’y a plus qu’à terminer les revêtements.

Ce type de cloison présente quand même la limite de ne participer en aucune façon à la solidité de l’habitation. Contrairement à une cloison intérieure « en dur », si le plancher haut se met à s’appuyer dessus réellement, les plaques vont tout simplement se déformer.

Des faux plafonds pour intégrer les réseaux

Quelques centimètres seulement sont perdus en hauteur dans une pièce. Un rail est fixé aux murs tout autour de la pièce. Les rails complémentaires sont suspendus au plafond d’origine. La place disponible permet de faire passer des gaines électriques, de cacher des canalisations d’alimentation en eau.

Cette utilisation est par exemple très classique pour la rénovation d’un ancien appartement de grande hauteur. On profite du faux-plafond du couloir pour faire cheminer toutes les gaines électriques des pièces à desservir. Ce type d’installation évite de procéder à de multiples saignées dans les murs d’origine.

Doubler un mur extérieur tout en l’isolant

Que ce soit dans du neuf ou bien en rénovation, il est aisé de fixer des rails au mur extérieur. On comble l’épaisseur par de l’isolant en rouleaux. Au passage, les gaines électriques trouvent leur cheminement naturel.

Quand le mur à rénover et à isoler contient déjà tous les cheminements électriques, des plaques de plâtre du même type existent déjà préisolées. Elles sont doublées en usine d’une épaisseur de plusieurs centimètres d’isolant compacté. Il suffit dans ce cas de les fixer avec des colles spéciales contre le mur d’origine sans avoir recours à des rails.

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